La réhabilitation est un domaine qui a le vent en poupe, pourtant la notion n’est pas définie dans les textes de loi. Pour Anne-Laure Gauthier, avocate associée au sein de l’équipe droit public du cabinet Lacourte Raquin Tatar, la réhabilitation est « une intervention sur une construction existante » sans pour autant « porter une atteinte trop importante éléments essentiels du gros œuvre (murs extérieurs, murs porteurs, charpente, toiture, planchers)». « Dans tous les cas, on parle bien d’agir sur le bâti et de réenchanter l’existant » résume Jacques-Olivier Gourdon, directeur général adjoint France et directeur transactions France BeLux de LaSalle Investment Management. Pour Stéphane Leport, directeur général de Nexity Contractant Général, la définition n’a, finalement, pas tant d’importance : « Rénovation, réhabilitation… Peu importe le terme. Notre mission c’est d’analyser un actif sous tous les angles, de développer deux, trois, quatre scénarios possibles. Puis, en fonction de la création de valeur possible, en fonction des risques administratifs, techniques, et des calendriers associés, de faire les meilleurs choix, de proposer les meilleures solutions à un propriétaire ou à un investisseur (…) Cette classification arrive à la fin, quand on sait sur quoi on s’oriente. » Richard Malle, VP European Research de CoStar Group va également dans ce sens puisqu’il considère que réhabiliter c’est « mettre sur le marché un actif obsolète avec un réel renouveau ».