Mais outre les besoins d’isolement pour les collaborateurs, les cabines répondent aussi à une autre problématique : la sous-utilisation des espaces de réunions. « Tous les grands sièges d’entreprise demandaient de construire des salles de réunion, pour la plupart très grandes, dont le taux d’occupation reste souvent très bas. Et on fait des réunions à trois dans un espace prévu pour vingt… C’était très difficile pour les architectes d’adapter les plans au besoin des entreprises. Les cabines, qui peuvent être loués ou achetées, permettent de s’adapter à la croissance de l’organisation et de son fonctionnement. Les locaux deviennent modulables. » La règle est si vraie, que l’on commence à trouver un second marché de cabine d’isolement professionnelle. Les entreprises qui les renouvellent revendent leurs anciennes cabines. « Elles sont mobiles, sur roulettes, se montent et se démontent facilement, vous n’avez qu’à la brancher et tous les équipements électroniques suivent » argue Laurent George. Connexion 5G, outils de visio-conférence, Elles réduisent de fait les coûts liés au « studio » son et image, afférents aux salles de réunions équipées.
Les cabines ont souvent des portes en verre pour ne pas se sentir enfermé - ou afin de savoir si elles sont occupées- certaines peuvent aussi être totalement opaque pour le travail d’idéation et d’inspiration, dans une « boîte à rêves »… Tout peut s’imaginer. SBSPods a même conçu une cabine avec des verres en vitrophanie qui s’obstruaient sur demande, par impulsion électrique, en partenariat avec Saint Gobin.
Avec une croissance de 40 à 50% par an, le marché de la cabine d’isolement au bureau a un bel avenir devant lui, et de nombreuses choses, encore, à inventer, pour répondre aux besoins des employeurs.