Concrètement, que font Nexity et Schneider Electric afin d’adopter des pratiques de plus en plus vertueuses ?
Romain Flattet : Chez Schneider Electric, nous avons établi une stratégie de développement durable à double sens, en nous challengeant nous-mêmes avec nos propres solutions au sein de l’entreprise pour montrer l’exemple à l’intérieur de notre écosystème et ensuite le proposer en co-construction à nos clients, en fixant des objectifs de décarbonation systématiques. D’ici à 2030, nous ambitionnons le zéro émissions net pour toutes nos opérations, et visons 100% d’électricité renouvelable, avec un objectif de 90% dès 2025. Cette transition passe par une amélioration continue autour de nos sites, par exemple en convertissant la totalité de la flotte de nos véhicules en véhicules électriques. Nous savons monter le curseur très haut pour être force de proposition et faire évoluer notre environnement au sein de Schneider Electric, et répercuter ces évolutions auprès de nos clients à travers le décret tertiaire, mais surtout via nos objectifs de décarbonation globale.
François Desgardin : Via nos activités de promotion, nous travaillons constamment à l’amélioration de nos techniques de production, des procédés constructifs et des matériaux utilisés, etc. Nous misons aussi beaucoup sur notre capacité à innover dans le démontage des actifs, c’est-à-dire le curage, le traitement, pour réemployer un maximum de matériaux. Grâce à ces efforts, Nexity a été numéro un sur le label BBCA trois années de suite, ce qui est une preuve concrète de l’efficacité des procédés déployés sur nos opérations. Même si nous en sommes très satisfaits, cela reste toujours insuffisant. Au regard des conclusions du dernier rapport du GIEC, il reste beaucoup à faire. Lors de notre dernière Assemblée générale, nous avons donc fait valider un rehaussement de nos objectifs de 10% à horizon 2030, par rapport à ceux rendus obligatoires par la réglementation RE2020. Nous visons désormais une trajectoire carbone certifiée alignée à 1,5°C (précédemment 2°C) Ce sont des objectifs ambitieux qui touchent bien entendu à tous nos métiers, mais qui soulèvent aussi des questions pour les pratiques de nos propres collaborateurs : doit-on maintenir les véhicules de fonction ? Faut-il rouler électrique ? Comment imprimer toujours moins de papier ? Tous ces petits exemples peuvent sembler anodins, mais chaque geste compte à tous les étages de l’entreprise.